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sigola


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Masculin Vierge (24aoû-22sep) 鼠 Rat

MessagePosté le: Ven 17 Juil - 23:43:56 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

salut a tous voila un article ecrit par Ced de bass-fever donner votre avis svp merci :


10 propositions pour sauver les carnassiers en France


L’essor de la pêche aux leurres et de la compétition, aujourd’hui en France, risque fort de poser des problèmes au niveau de la gestion de nos plans d’eau et de leurs populations halieutiques. Les instances compétentes Françaises ayant toujours un temps de retard, je me suis efforcé de résumer en quelques points, quelles pourraient être les solutions que nous pourrions apporter, afin de mettre en adéquation  les évolutions de notre sport avec une gestion raisonnée du milieu halieutique. 
  
Si l’émergence des nouvelles techniques permit à certain de s’en mettre « plein les fouilles », les populations de carnassiers, quand à elles, ont fortement pâti de cette mode. Il demeure dommage que ceux qui ont su tirer profit de cette manne financière, n’est pas contribué à en protéger la principale source. Bon nombre de ces « commerçants » se tire une balle dans le pied chaque jour car moins de poissons  =  moins de clients. 
  
Je viens donc ici ouvrir le débat du « quoi faire ? » et « comment faire ? ». Loin de détenir la vérité absolue, je considère néanmoins avoir assez d’expérience et de recul pour soulever quelques questions, en essayant humblement d’y apporter quelques réponses. 

 
1-Les quotas :   
  
1.1-Pourquoi les quotas ? 
Les quotas demeurent une bonne réponse pour tous les gens qui ne peuvent s’empêcher de prélever sans limite. Les massacres existent, et leurs principaux acteurs ont souvent du mal à se restreindre. Il n’est pas rare de tomber sur des pêcheurs qui comptabilisent encore le nombre de poissons grelotant dans leurs congélateurs et qui chaque année sont à la recherche de nouvelles performances (en terme de nombre de congélateur, bien sûr ! :D). Je ne tiens cependant pas à leur jeter la pierre, ils sont souvent issus d’une génération ou l’abondance n’imposait aucune limite et c’est sans doute la seule raison de ma compassion face à cet égoïsme. Les quotas permettraient de les aider à diminuer leurs objectifs d’une saison à l’autre et à les atteindre plus facilement :D 
La mise en place de quotas doit se faire progressivement pour ne pas pénaliser l’AAPPMA qui désire les mettre en application. En effet si les quotas sont trop stricts, dès la mise en place, le nombre de carte diminuera sans aucun doute, avec des conséquences directes sur les rempoissonnements. Le but du jeu étant de réduire les quotas progressivement jusqu’à trouver l’équilibre parfait. L’idéal serait de pouvoir instaurer des quotas journaliers mais aussi annuels afin de mieux pouvoir contrôler les populations de carnassiers et ainsi adapter les quotas en fonction de la prédominance de telle ou telle espèce relevée telle ou telle année. 

 
1.2-Les carnets de capture : 
Il ne peut pas y avoir de quotas sans carnets de capture. Cela demeure en effet la seule manière de contrôler l’application ou pas de ces quotas. La mise en place de tels procédés doit bien évidement être accompagné de contrôles plus fréquents. Bien sûr, la méthode n’est pas infaillible. Car comme nous l’ont montré « nos amis chasseurs », dont les dirigeants se sont montrés pour le coup bien plus avant-gardistes que les notres, une gestion raisonnée et harmonisée demande aussi un peu d’honnêteté et de discipline. Ca marche pour eux, ça doit marcher pour nous. Et même si certains délinquants halieutiques ne se prêteront pas au jeu (d’où  le renforcement des contrôles), ils ne pourront plus piller nos lacs et rivières l’esprit tranquille. 

 
1.3-Le no-kill : 
Sujet à controverse de part son coté intégriste, le no-kill prend toute sa signification dans la vraie traduction qui lui en est faite : « Pas tuer ». Petit retour aux sources. Evidement à la pêche, nous avons le choix de vie ou mort sur nos prises et n’oublions pas que, comme la chasse, l’instinct de prédation demeure à l’origine de ce sport. Hors il n’est plus aujourd’hui vital de tuer pour manger, et ce, contrairement à nos ancêtres qui pêchaient pour se nourrir. Le no-kill est aujourd’hui victime de son succès. Terme à la mode utilisé à toutes les sauces, source de communautarisme voir d’extrémisme, ce qui au départ était un choix est devenu une obligation ! Bien qu’adepte moi-même de cette pratique par simple choix, je n’ai jamais apprécié les extrêmes. Ce sont ces gens qui se croient meilleurs que les autres parce qu’ils n’ont pas la même façon de voir les choses  et se permette de donner des leçons sans connaitre leurs interlocuteurs. 
Le no-kill peut être une bonne solution pour protéger nos carnassiers, mais n’en faisons pas une solution idéale. Il ne faut pas se le cacher, une partie des poissons que nous relâchons ne survivent pas, et de nombreux extrémistes du no-kill sont, sans le savoir, des tueurs en série !! 
Que ceux qui n’ont jamais tué un poisson, même par maladresse, m’adressent une lettre de protestation ! 
Le mode de pêche pratiqué, la profondeur, la météo et le poisson traqué sont autant de paramètres qui influent sur la réussite du « release ». Si le no-kill est bien adapté au Bass, il n’en est pas du tout de même pour les autres carnassiers. 
  

 
2-Les tailles de capture: 
  
Bien évidement, je ne suis pas un scientifique, mais le constat demeure assez simple : plus un poisson est gros plus il pond d’œufs  et plus il y a d’œufs plus il y a de poissons. Ensuite il y a plusieurs manières de voir les choses. Soit on augmente sensiblement les tailles de capture des carnassiers, ce qui leurs permettrait de pondre au moins 1 à 2 fois dans leur vie ; soit on inverse tout le système en ne permettant que le prélèvement des poissons n’étant pas en âge de se reproduire. Cette dernière solution possède de nombreux avantages. Toujours liée à la notion de quotas elle permettrait de taper dans la base pyramidale des populations de carnassiers et amoindrirait par conséquent les déficits en poissons matures. De plus, les poissons matures auraient l’opportunité de se reproduire tout au long de leur vie, ce qui augmenterait fortement le nombre de petits poissons (la base). Enfin les AAPPMA pourraient proposer à leurs membres des sites riches en densité de gros poissons et leur permettraient d’augmenter leur nombre d’adhérant.Les rempoissonnements en petits poissons, plus simples et plus répandus seraient enfinefficaces et permettrait de palier réellement aux prélèvements. 

 
3-L’aménagement des plans d’eau : 
  
Bien sûr, on ne fera jamais d’un âne un cheval de course. Mais l’aménagement de certains plans d’eau reste lamentable en France. Les carnassiers ont besoin de biotopes divers et variés pour subvenir à leurs besoins tout au long des saisons. Nous pouvons les aider en créant ce dont ils ont besoin. Des postes pour se cacher, des herbiers pour manger et se reproduire, des hauts-fonds, des structures, des zones ombragées….. Tout est réalisable, encore faut-il s’en donner les moyens. Le problème aujourd’hui c’est qu’on dépense plus pour le bien être des pêcheurs (aménagement des berges, zone de pique-nique…), que pour celui des poissons !!! Cherchez l’erreur !!!! 
Ne perdons pas de vue que l’aménagement des plans d’eau, bénéficierait autant aux carnassiers qu’aux poissons fourrages, tous les pêcheurs y trouveraient leur compte. 
  
  
4-La formation : 
 
  
4.1-Apprentissage 
L’apprentissage du respect se fait depuis le plus jeune âge. Le respect de la nature et des autres pêcheurs n’échappe pas à la règle. Sans faire de la propagande, il est tout à fait possible aujourd’hui de former les jeunes pêcheurs au respect du poisson et de l’environnement dans lequel il évolue. De part les valeurs transmises aux jeunes, les écoles de pêche apportent une part de réponse à cette problématique. Mais ne faudrait-il pas aller un peu plus loin ? Aujourd’hui une grande majorité de pêcheurs « occasionnels » n’ont qu’une petite, voir aucune connaissance du milieu halieutique sur lequel ils pratiquent. Ne serait-il pas temps de ressembler à quelque chose de plus sérieux ? Une journée de formation (ou d’information) débouchant sur le délivrement de la carte d’identité halieutique me paraît être un bon compromis et un bon début. Sans aller jusqu’à un examen d’entrée, ne pourrions-nous pas mettre en place un système de formation où l’on enseignerait les bases du respect du poisson et du confrère ?  La pêche est devenue complexe et demande beaucoup de connaissances, comment voulez-vous qu’on relâche un poisson non maillé, si on ne sait même pas le reconnaitre ? 
  
4.2-Le respect de l’environnement 
Un poisson sain dans une eau saine, tel est l’objectif. Certain me dirons que les PCB du Rhône sont une véritable  aubaine, mais ne nous y trompons pas, les poissons souffrent énormément de ces problèmes de pollution et nous ne savons pas encore quels effets cela pourra avoir sur le long terme. N’oublions pas que la pollution engendre des problèmes de fécondité, de malformation et de nanisme entre autres. Hélas si l’on ne peut rien en ce qui concerne les PCB, nous pouvons tout de même intervenir à notre niveau en organisant des sessions de nettoyage des berges par exemple. Je suis toujours abasourdi devant le manque d’éducation de certains pêcheurs qui n’hésitent pas à jeter pochettes d’hameçons ou d’appât au bord de l’eau. En y accordant un peu d’attention, on s’aperçoit rapidement que la moitié des déchets que l’on trouve au bord de l’eau ont été laissé par les pêcheurs eux-mêmes. D’où encore une fois un problème de respect et de formation préventive. 
A plus grande échelle, ce devrait être aux politiques de prendre leurs responsabilités en invitant toutes les entreprises polluantes à payer pour réparer leurs dégâts  lorsqu’il en est encore temps. La notion de pollueur/payeur appliquée aux particuliers (bonus/malus écologique mis en place par le gouvernement actuel),  peut aussi s’inscrire dans un plan de sauvegarde du milieu aquatique et permettre aux entreprises concernées de faire elles-aussi un petit geste pour la planète.  

 
5-Les jachères halieutiques : 
  
La jachère halieutique (ou repos biologique) est un concept que je me suis permis d’imaginer. Ce procédé n’est pas nouveau mais n’a, à ma connaissance, jamais été testé halieutiquement en France. Le concept est très simple. Prenons le cas d’une AAPPMA gérant 3 plans d’eau, la jachère halieutique permettrait de faire reposer un des trois plans d’eau, sur une période donnée, afin que celle-ci ne connaisse aucune pression de pêche durant cette période. Au terme de cette période un autre plan d’eau prend le relais. En relation avec un plan de rempoissonnement adapté au plan d’eau en question, ce procédé me parait être une bonne solution pour permettre à l’ensemble du biotope de respirer. Quel pêcheur n’a jamais rêvé de prospecter un lac vierge de toute pêche, ou les poissons n’ont jamais vu un leurre ou un asticot rouge? Ce procédé permettrait de redonner une nouvelle jeunesse à nos plans d’eau. 

 
6-Les contrôles : 
  
Ayant moi-même été garde particulier d’AAPPMA, je connais les difficultés rencontrées pour ce prêter à cet exercice, il n’en demeure pas moins impératif de continuer à apporter nos connaissances et nos conseils au bord de l’eau. Essentiels lorsque que l’on veut mettre en place un plan d’action, les contrôles doivent être renforcés pour une durée déterminée, le temps que le tout soit assimilé par l’ensemble de la communauté. Loin de demander une répression à tout va, j’envisagerais cette augmentation des contrôles comme un accompagnement et une continuité de la formation. Conseil et présence, seraient les mots d’ordre vis-à-vis des gardes privés. Enfin les gardes devront être formés au plan d’action pour pouvoir argumenter leurs conseils, et surtout pouvoir répondre à toutes questions. Il demeure donc impératif d’ouvrir des cessions de formations destinées aux gardes particuliers. 
  
  
7-La communication : 
  
Même si il y a du mieux, la pêche souffre d’une image catastrophique. Ce constat nous le faisons tous les jours. Beaucoup ont presque honte de dire qu’ils sont pêcheurs, hors nous devrions être fier de l’être. Les pêches d’aujourd’hui ne sont pas du tout connues du grand public, aucune image à la télé (hormis quelques chaines spécialisées payantes et bien souvent en manque de support), aucune émission radio, rien. Bref, mis à part les magasines réservés aux passionnés, aucune communication n’est visible. Certaines personnes ne savent même pas que la pêche existe encore ! 
Cette image désastreuse nuit gravement aux actions que nous voulons mener. Il serait temps de surfer sur les vagues écologiques et bios, pour sensibilisé le grand public sur  l’avenir et l’importance de la sauvegarde du milieu aquatique. C’est pourquoi il serait important de lancer une grande campagne de publicité qui montrerait qu’il y a encore des gens dans ce pays qui aiment la nature et la pêche en particulier. Nous avons aujourd’hui les moyens de montrer que notre sport est noble, moderne et attrayant, profitons-en !!   

 
8-Les périodes de fermeture: 
  
Les périodes de fermeture sont aujourd’hui le seul mode de gestion des carnassiers utilisé en France (avec les Tailles Légales de Capture). Mais est-elle adaptée ? Non, assurément. 
Aujourd’hui, seul le brochet est directement concerné par cette mesure. Mais quand on sait que le brochet est sûrement l’espèce la moins vulnérable durant sa période de reproduction, on se demande si finalement ce mode de gestion est efficace. Le sandre, la perche et le black bass sont très mal protégés par cette mesure car elle ne coïncide pas avec leur période de reproduction. 
Si l’on veut protéger chaque espèce correctement, il faut instaurer une fermeture par espèce. Et pour ne pas léser les pêcheurs, il faut les laisser continuer à pêcher les espèces non concernées. En résumé, il ne faut plus agir en limitant les modes de pêche. Les pêcheurs doivent pouvoir pêcher toute l’année en remettant à l’eau les espèces protégées au moment de la capture.  Il faut une période de fermeture pour le brochet (de février à avril inclu), pour la perche (d’avril à mai inclu), pour le sandre (d’avril à mai inclus) et pour le black bass (d’avril à juin inclus). 
En Europe, la pêche des carnassiers ne ferme pas, sauf en France. 
  
  
9-Opérer un rapprochement entre professionnels et bénévoles : 
  
Certes, les professionnels du secteur ne participent pas financièrement à la gestion mais c’est parce qu’ils n’en ont aucun intérêts puisque les PDPG sont réalisés sans eux (ainsi que toutes les décisions). Les fédérations de pêcheurs sont en manque d’argent, il y a sûrement à creuser de ce côté-là. 
Si les fabricants, les importateurs et les revendeurs de matériels de pêche sont invités à rentrer dans la partie, il y aura sûrement moyen de les intéresser. 
Concrètement, un représentant du business pêche devrait obligatoirement siéger dans chaque fédération départementale. Aux Etats-Unis ce genre de rapprochement a permis d’instaurer une taxe sur les produits de pêche. La somme récoltée chaque année sert à financer des alevinages et des aménagements sur le milieu (réalisation de frayères, d’obstacles immergés, de mises à l’eau, d’études, etc.). 

 
10-L’implication des pêcheurs : 
  
Il est bien évident que pour que ces neufs mesures puissent être mises en parfaite application, il faut que des pêcheurs convaincus par ces revendications s’investissent au sein des AAPPMA et des fédérations. Il est vrai que les pêcheurs ont réputation à ne pas trop s’impliquer dans les AAPPMA. Les jeunes générations semblent vouloir nous faire mentir. Souvent volontaires, dynamiques et pleins des bonnes idées, ils aspirent à tout mettre en œuvre afin que leur avenir halieutique ne puisse pas glisser entre leurs mains. De plus, rassembler autour des anciens, ils apportent un œil nouveau sur ce qui sera la pêche de demain. En incitant cette complémentarité entre l’expérience et l’ambition, nous parviendrons à enfin sortir de l’ornière. 
Si nous manquons de dynamisme, Laissons ceux qui en regorgent nous venir en aide ! 
  
 
  
Conclusion :  
  
Cela fait aujourd’hui plus de 20 ans que je traque les carnassiers. J’ai commencé par la pêche au vif comme beaucoup d’entre nous et j’ai gardé mes premiers poissons comme beaucoup d’entre nous aussi. Je ne regrette pas mes choix et mes abus de l’époque, je regrette simplement le fait que personne ne m’ai réellement inculqué le partage des ressources, et le respect du milieu aquatique dans sa totalité. Il n’y a pas très longtemps que ces valeurs sont d’actualité, les mœurs ont énormément évolué ces dernières années, j’aimerais simplement en faire aujourd’hui profiter nos enfants. Les temps ont changé, le moment est venu de s’adapter. Même si je ne me sens pas bien vieux, je suis forcé de constater que les nouvelles générations poussent derrière nous et qu’ils ont envie eux aussi de profiter pleinement de ce que nous a offert Dame Nature. Aujourd’hui, devenu compétiteur et pêcheur acharné, je mesure complètement les traumatismes qu’ont subi nos lacs et rivières ces dernières années. Nos dirigeants certes présents, n’ont su ni anticiper, ni accompagner l’évolution de la pêche en France. Il n’est pas encore trop tard pour prendre les mesures qui s’imposent, ne passons pas à côté de cette formidable chance que nous avons de garder un biotope à la hauteur de nos voisins européens. 
  
Au-delà de la pêche des carnassiers, je pense que ces mesures profiteraient à l’ensemble des pêcheurs et même si certaines spécialités ne souffrent pas autant de la prédation, elles soufrent de maux tout aussi graves (vente de carpe aux étangs privés entre autres). Il n’est bien sûr pas utile d’opposer les différents modes de pêches. Un pêcheur au vif respectueux et raisonnable, même s’il souffre d’une mauvaise image auprès des jeunes générations, peut prétendre aux mêmes revendications. N’oublions pas qu’un pêcheur au prélèvement raisonné tue autant de poissons, voire moins qu’un « no-kill-iste » chaque année, après c’est une histoire de goûts, de mode, de génération ou de mœurs. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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A l'Age de bière, l'homme vivait dans des tavernes!
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MessagePosté le: Ven 17 Juil - 23:43:56 (2009)    Sujet du message: Publicité

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pey64
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MessagePosté le: Sam 18 Juil - 00:00:31 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

Je pense que tout mettre en place d un cout reviendrait a une revolution du milieu de la peche.Je suis tout a fait d accord avec toi sur presque tout.Les tailles de captures ou les viandards garde que les petits me parait bizare.Ils serait obliger d en attraper beacoup plus pour en avoir une belle ventree.Je crois qu en France une fourcette de taille de capture commence a etre essayer.C est a dire on ne garde par exemple que les brochets dont la taille est comprise 60 et 90cm.
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Régisso


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Masculin Vierge (24aoû-22sep) 龍 Dragon

MessagePosté le: Sam 18 Juil - 11:56:31 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

C'est déjà bien de penser aux pecheurs aux vifs, qui peuvent pratiquer de manière très très propre (souvent, le poisson est moins blessé que par deux gros triples)...
Mais à mon avis, maintenant que le mal est fait.... Ca risque d'etre dur dur de revenir en arrière.....
Ou interdire partout la peche pendant quelques années :rr:
Mais ça ne résoudra pas les problèmes de pollution
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Ca va chiieeerrrrrrrrrr .......................
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chipoman64
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MessagePosté le: Sam 18 Juil - 15:18:10 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

Que dire de+ sigola sur ce que tu viens d'ecrire.. ben , rien, je suis entierement d'accord avec toi tout simplement.. 
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fredo64


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Inscrit le: 10 Mar 2009
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Masculin Verseau (20jan-19fev) 虎 Tigre

MessagePosté le: Dim 19 Juil - 23:13:56 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

OUH LA voilà un poste intéressant, beaucoup de chose à dire à la lecture de ces quelques lignes (parfois vraiment d'accord, parfois d'accord, parfois pourquoi pas, parfois bof et parfois j'ai les cheuveux qui se hérissent notamment sur l'histoire de jachère!!!). Cela a le mérite d'ouvrir un large débat!!
L'idée de la formation au permis est excellente et si ça vous dit, on peut travailler ensemble au programme de cette formation (c'est un peu mon métier que d'en créer...) quitte à la proposer aux APPMA.
J'essaierai de répondre à chaque idée, une à une dans mes postes à venir....j'ai du boulot :ww:
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la montagne se brave, la mer se respecte...
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Doguo 64
Invité

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MessagePosté le: Lun 20 Juil - 13:13:33 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

Pour moi, je ne parlerais que de ma région et de mes 20 d'expériences dans les divers cours d'eau de ma région.

En voyant le travail et la communication faite par certaines appmas des départements voisins (40), je considére que le seul responsable (bien devant la polution et les dérives ou abus de certains pêcheurs), c'est uniquement la gestion et la communication de l'appma.
On est tous sociaitaires, on paye , il on donc un budget.
Je ne rentrerait pas dans l'énumération des constats de regressions ou disparitions d'espéces de nos cours d'eaux.
Je vois juste qu'en 20ans, il n'y a même pas eu une frayére à brochet de faite sue la Nive ,et maintenant, on commence a en parler quand c'est trop tard...

Le gros probléme, c'est que l'appma de notre région ce trouve a St jean pied de port, et leur seul souccis, c'est leur truite devant leurs portes.
On me dira, tu n'a qu'a y aller,...c'est a 50Km....en plus il y a une équipe de jeune qui essaye de changer un peu les choses.
Il n'en reste pas moins que le maximum du budget sera attribué pour les zones de ces messieurs.
Il manque tout simplement des Appma plus proche de certains secteur.
J'ai lu qu'il était parti pour lancer une étude pour encore recenser la population de truite par là-bas.....Pourquoi pas recenser le nbre de broc sur la Nive....parce qu'on s'en fout.

Et le pire, c'est des reserves balancés dans tout les endroits accessibles (ils avaient pas envie d'aller dans les ronces pour planter les panneaux), et pour les pêcheurs, il reste les trouées dans les ronces......

Ma grand mêre cotise à l'appma de brocas, elle reçoie des courriers pour les réunions, et sur l'utilisation du budget.
Qui a recus une quelquonque lettre des appma Nive en 20 ans ???

Le mieux que les pêcheurs puissent faire pour faire avancer les choses, c'est déjà prendre le permis à des appma qui font des choses, même petite,
Au moins l'argent ne partira pas dans des mouton à la broche. 
c'est pour cela que je ne reprendrais plus un permit dans le 64, mais chez nos voisin Landais (même si i ls laches des carpes a Garros :ee: )

En conclusion :
- J'espére que les jeunes qui ce sont impliqués dans ce bureaux pourront changer le mal qui a été fait, par l'ingérance de leurs ainés sur ces secteurs, on verra cela dans 10 ans.

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Aprés, pour l'invertions des tailles , le noKill ect... Il faudrait passer par un grand recenssement national pour savoir s'y ils y a plus de viandard, de preleveurs occasionnel, ou de "No killers", pour savoir comment doit évoluer la pêche en france,
 

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Et ne parlons même pas des périodes légales de fermeture qu'y sont une compléte fumisterie complétement hors de propos , par rapport au population de carnas des département.

Conserver ces dates là ou il y a du Broc OK (encore que le brocs soit le seul carna non capturable sur son nid....)... Mais là ou ils n'y as plus qu'une majorité de sandre et black bass, la décallé de mai a juillet serait le minimum de cohérence.....mais non, même pas.......
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fredo64


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Inscrit le: 10 Mar 2009
Messages: 1 850
Localisation: pau
Masculin Verseau (20jan-19fev) 虎 Tigre

MessagePosté le: Lun 20 Juil - 22:01:34 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

houlà, le sujet déchaine les passions

Bon, voilà quelques lignes histoire d'en faire bondir quelques uns, mais l'idée était bien de donner son point de vue...non??

Mon préambule :


Le terme de « rempoissonnement » qui revient à plusieurs reprises me gêne car il n’a rien de naturel voire il est destructeur. Ainsi, les truites de souche ont totalement disparu dans plusieurs rivières, laissant place à ces farios insipides qui rendent nos cours d’eau « génétiquement » semblable. Le risque est simple, le jour ou une maladie s’attaquera à cette espèce, la diversité génétique ne jouera plus sont rôle et ce sera une hécatombe. Le rempoissonnement en poissons « non » autochtones est une aberration  (je ne vais pas me faire des copains…), sandre, black, silure, christivomer, saumon de fontaine…n’ont rien à faire dans nos cours d’eau, ils fragilisent les espèces locales (aussi bien de carnassiers, poissons blancs, batraciens que d’insectes….). Effectivement, derrière ces poissons il y a un business !!! et le plaisir de certains.
Donc parler de pêche responsable, de surf sur la vague écolo etc etc etc est un non sens si l’on parle d’adaptation du milieu à notre plaisir / loisir ! Voilà déjà un premier problème de communication.


1 Les quotas et son carnet.


Pourquoi pas, mais croire que cela peut être respecté c’est faire preuve de naïveté. De plus il existe déjà plus ou moins (nombre de capture limité sur la journée ou sur l’année pour certaines espèces). Cette mesure serait compliquée à mettre en œuvre (cout ??) et demanderait énormément de contrôle (on est beaucoup plus nombreux que les chasseurs mais aussi beaucoup plus discrets). Je ne suis en plus pas sur qu’il y ait tant de viandards que cela chez les pêcheurs réguliers, on les retrouve plus chez les pêcheurs occasionnels (pendant les vacances, à l’ouverture…). Un pêcheur régulier qui garde 1 ou 2 poissons par sorties est plus néfaste qu’un viandard qui fait 4 ou 5 sorties dans l’année. Cette idée de quotas est plus l’expression de colère (que j’ai moi aussi) d’un pêcheur régulier qui croise un pêcheur occasionnel.


1 bis Le no-kill


Effectivement, le no-kill porte mal son nom et devrait plutôt s’appeler le « kill sans faire exprès ». Il y a des façons de remettre à l’eau un poisson (voire mon poste sur la remise à l’eau d’une truite) ; là l’idée d’une formation au permis pourrait avoir son effet. Imposer le no-kill n’est pas l’idéal mais il peut avoir le mérite de protéger certains sites tout en gardant une certaine pression de pêche (je reviendrai dessus cette idée sur le point 5). Plus que le no-kill, je prône plutôt l’interdiction de certaines méthodes de pêche qui sont meurtrières (vairon manier ou cuillère, par exemple, pour la truite) sur certains parcours.


2 La taille de capture


J’ai déjà exprimé mon point de vue sur ce sujet. La recherche de poissons trophées est une aberration car nous « détruisons » les reproducteurs. L’idée d’un double taille mini/maxi n’est pas mauvaise mais un gros poisson a tendance à avoir un territoire de chasse important ce qui limite les densités de poissons. Ce n’est donc pas une solution miracle…je vous invite à nouveau  à lire l’article sur le thon rouge du dernier numéro de pêche en mer.


3 L’aménagement des cours d’eau


Une idée bonne, à la condition de ne pas les « aménager » mais bien de les restaurer. Je maintien mon idée que l’adaptation du milieu à notre plaisir / loisir n’est pas une bonne conception de la pêche, sauf à parler de pêche synthétique !!!!!!L'introduction d'espèce est du même acabit.


4 La formation


1000% d’accord avec l’idée et je réitère mon appel, si certains se sentent de monter un plan de formation au permis je suis partant. La méconnaissance est le pire ennemi de nos cours d’eau. Quant aux pollutions, l’eau va vite devenir un enjeu stratégique et financier, sa qualité ne peut que s’améliorer (j’espère ne pas faire preuve de trop d’optimisme !!!). J’aspire à une police de l’eau « réelle et efficace » plus qu’à une multiplication des gardes pêches.


5 Les jachères


Séduisante l’idée…mais en fait destructrice. Un plan d’eau non pêché depuis un certain temps et qui voit son autorisation accordée déclenche automatiquement 2 situations :
-1 une surpopulation de pêcheur pendant les premiers jours de son ouverture et pas les meilleurs d’entre nous, ceux qui ne recherchent pas la tranquillité mais bien des paniers bien remplis. Résultat, en un mois la pression de pêche équivaut à un an sur un cours d’eau classique.
- 2 le poisson, moins farouche car vierge d’appât pendant un certain temps, se laissent capturer plus aisément. Résultat, un taux de poisson pris sur le premier mois qui équivaut à un an de pression de pêche sur un cours d’eau normal.


Cette idée de jachère a existé sous une autre forme. Gamin, les réserves sur le gave d’oloron alternées tous les 3 ans. Ceux que j’ai décrit précédemment se passait à chaque changement de réserve.
J’ai personnellement prospecté des rivières vierges (montagne après quelques heures de marches). Je faisais des pêches phénoménales ne prélevant que quelques poissons 2 à 3 fois dans l’année. Jusqu’au jour ou des pêcheurs trouvaient la rivière (l’été, des 33 ou 31) et là….Le poisson mal habitué se laisse prendre trop facilement.
L’idée de la jachère pourrait être complétée par l’autorisation de pêche en no-kill, ce qui permettrait aux poissons d’être un peu plus farouches. Mais cela n’enlève en rien ma première remarque !!

voili voulou...à suivre et en attendant vos commentaires  :rr: :rr:
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sigola


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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 02:39:16 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

:bb:  bien bien je commence a me regaler vos reactions sont exactement se que j'attendai que du bon encore encore j'en veux  :jk:
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Doguo 64
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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 08:05:22 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

Mais le pire, avant de critiquer les travail des appma, c'est avant tout la gérance de notre féderation nationale de la pêche.

Puisque la FNPF (fédération nationale de la pêche) ne souhaite pas communiquer ces chiffres,
Ceux qui lisent "Prédators" ont pu lire cette étude du rapport de la cours des comptes 2004 réalisés par le "FISH"(Fight for Fish) n°18.
Je retient et cite mot pour mots pour ceux qui n'aurait pas eu cette revue dans les mains :

- Seulement 79 fédérations ont fourni compte et donnés, pourquoi ce manque de transparence.
- On trouve donc annuellement un pactole de 45 000 000 euros, ou va cet argent ?
- L'argent des pêcheurs constitue 30 000 000 euros
- les federations touche aussi 9 000 000 de subvention (en 2003) , 5 000 000 des diverses pisiculture fédérale....et enfin 1 petit millions d'euros proviendrait des intéréts de placement financier .

- Il faut ajouter a cela un patrimoine declaré de 36 000 000 d'euros (la pêche en france et donc propriaitaire d'immeuble, de plan d'eau, de terrain ....

LES DEPENSES :

- 20 000 000 Passe a la trappe dans une casse dans une casse intitulé "cout de fonctionnement" derriére lequel il est impossible de savoir ce qui ce passe.
- + 17 pour cent engloutis dans la masse salariale (prés de 34 euros par pêcheur dans le morbihan), vous avez là la totalité de votre permit de pêche partis en fumée, incroyable.
- 5 000 000 supplaimentaire alloués a des subventions aux asocciations ....quelles asocciations ???

----D'aprés les responsables, 80 pour cent de la carte retourne a la riviére...mais dans le meilleurs des cas ,ce serait 50 % de cout de fonctionnement, il y a vraiment tout, les voitures, l'essences, et surtout la CPMA que doit reverser chaque fédération  a la FNPF, l'un dans l'autre, sur ces 20 000 000, il ne reste presque rien pour la pêche en elle même.

Je zappe toute les taxe et pasation d'argent qu'il y a ensuite entre les divers organisme car cela reste impossible a interpreter.
Je note, quand même pour en faire raler quelque uns "Bien sur, une grande partie de cet argent s'évapore en étude bidon ou inutiles, ou vont s'évaporer dans la sacro sainte action en faveurs du saumon (le plus gros mangeur de pognon de l'histoire de France derriére les emprunts russes).etc."

TOut ces chiffre ont etait montré a un expert comptable,et pour lui c'est clair, si 15 % de l'argent des carte retourne réellement a la riviére, ça reléverait déjà "du miracle comptable et d'une immense volonté de terrain".

DONC résumé :

Recettes des féderations départementales de pêche et de protection du milieu aquatique :
-67% Cotisations
-20 % Subventions
-11% Piscicultures
- 2 % Intéréts

Dépenses des féderations départementales de pêche et de protection du milieu aquatique :
- 7 % ammortissements provisions
- 11% subventions
- 38% masse salariale
- 44 % Fonctionnement (dans lequel quelques miétes (15 %) retournerait à l'eau)

Je n'y connais pas grand choses, et je lis juste comme vous et réalise que tout là haut, ben c'est opaque, cela part dans tous les sens sauf dans l'eau, et que si il y a bien un probléme a la pêche en France, c'est avant tout a ce niveau là.
Si tout ces chiffres donné par le fish sont vrai, si c'est la réelle interpretation du rapport des comptes, .....ca fout les boules


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Pour freddo , c'est vrai que devant le vairon manié et la cuillére, qui sont meutrier,....le toc permet de relacher parfaitement toutes les juvéniles, a partir du moment ou on laisse bien emgammer le vers ou la teigne avant de ferrer (humour).... .

Je vous laisse réfléchir......Un boycott ou une plainte nationale, voila ce qu'il faudrait..... .

En clair, il n'y a que des appmas et le volontariat motivé qui pourront rendre des lots de pêche formidable, en essayant des reglementation différentes et innovantes. Et en reflechissant pour le biotope et non pas pour le portefeuille, ou le plaisir du ventre.
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fredo64


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MessagePosté le: Mar 28 Juil - 16:09:00 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

La suite et fin de mon laïus.

6-Les contrôles.

Oui, il faut qu’ils existent…je reste toutefois persuadé que le mettre mot reste la prévention et surtout la formation. S’il devait y avoir une augmentation des contrôles, je serai beaucoup plus pour qu’ils ciblent tout ce qui touche à la pollution de l’eau. Il est encore fréquent de voir des égouts se jeter directement dans une rivière ou de voir le lit d’un cours d’eau aménagé voire obstrué pour faciliter un pompage, de voir des agriculteurs vidanger leur cuve à fumier dans le gave, de voir des lits de cours d’eau jonchés de détritus (bidon d’huile, sac d’engrais…), de voir des paysans prélever le gravier des frayères etc…Que l’on prenne enfin conscience de la valeur du H2O et que les règles soient appliquées. Au niveau piscicole, il existe bon nombre de pratiques tolérées qu’il conviendrait de sanctionner (tous les pêcheurs de bar qui utilisent, sans se cacher, des pibales ; tous les cordeaux ou nasses à anguilles que nous croisons au détour d’un parcours de pêche ; tous les vacanciers qui pêchent les BB bars et pigues comme on pêche le gardon…souvent encouragés par les municipalités qui organisent des concours de pêche ; les pêcheurs de mulets qui pêchent à l’arraché (gros trident ramené violemment dans un band de poisson) etc…)
La simple application des règles existantes serait déjà beaucoup…respecter l’eau avant toute chose.

7-La communication.

Louvine64 y contribue, on voit bien au travers des différents postes que le sujet est compliqué. Celui de surfer sur la vague écolo…par exemple, en totale contradiction avec l’idée « d’aménager une rivière » ou le débat du Battle sur la taille des poissons ou encore ces photos de poissons sanguinolents qui desservent (c’est mon point de vue) notre sport et le site…L’idée de pêcheur « gardien » et « protecteur » de la qualité des eaux et donc de la faune et flore piscicoles me paraît être la piste la plus singulière sur laquelle il nous faut communiquer si on veut « surfer sur cette vague ». Les chasseurs ont réussi le tour de passe-passe de se faire passer pour des protecteurs de l’environnement et des espèces animales ( ?) et même de nous faire croire que la chasse du canard au fusil à lunette à visé infrarouge était une activité « traditionnelle ». C’est pas compliqué de « communiquer » lol.

8- Périodes de fermeture

Relativement en accord avec ce qui est écrit. Juste une remarque pour la truite. Elle est fermée de septembre à mars, or sa reproduction varie fortement en fonction de l’altitude du cours d’eau…mais ce qui est beaucoup plus dramatique c’est que les œufs mettent environ 150 jours à incuber. Mars moins 150 jours égale octobre, cela veut dire qu’à l’ouverture de la truite, l’ensemble des œufs de truite n’ont pas éclos et donc, sur les cours d’eau de faible importance, les pêcheurs piétinant les frayères font un massacre sans le savoir. D’autant plus, que l’ouverture concentre beaucoup de pêcheur.
Plus que la période de reproduction d’un poisson, il faudrait prendre sa période de vulnérabilité (AVRIL-MAI-JUIN pour les truites de cours d’eau de faible et moyenne importance) et interdire certaines pratiques pendant certaines périodes (cuissardes et waders dans l’exemple qui nous concerne).

9-Le business dans la gestion ??

Je suis sans avis net sur la question, plutôt des interrogations. Une remarque éventuellement, cette approche est « libérale » et « capitaliste »…je me méfie de la vertu à cours termes du modèle américain. Ce qui est sur, c’est que notre modèle actuel est mauvais mais que l’on peut pêcher partout (presque) ; en intégrant ce type de gestion, on risque de voir les parcours de pêche se privatiser.

10- L’implication

Oui, oui, oui, oui, nous sommes de beaux parleurs voire de sérieux critiqueurs….qui parmi nous est investi auprès d’une APPMA ????????
Je propose à tous les membres de louvine64 de prendre leur permis de pêche dans la même APPMA, de participer aux assemblés de celle-ci, d’en prendre le contrôle et d’essayer de faire mieux que ce qui est fait…mais mon appel restera lettre morte, tout comme mon appel pour monter un plan de formation…OUI, nous sommes des grandes gueules !!!!


Ma Conclusion.

Moi aussi j’ai 35 ans et pêche depuis l’âge de huit ans. J’ai essayé toutes les techniques et j’ai, moi aussi, prélevé bon nombre de poissons de leur milieu naturel. J’ai pris conscience de la fragilité de nos rivières « que » tardivement, quand certaines images de poissons ou de coins de pêche n’étaient plus présents que dans ma mémoire. Ou quand ma mère jetait une truite congelée pour faire de la place pour la nouvelle que je lui amenais.
J’ai fini par « ramener » moins de poissons et, j’ai fait face aux remarques de mon entourage : « tu parles toujours de pêche mais on voit jamais la queue d’un poisson ». L’appareil numérique (Kodak pour moi sigola lol) m’a permis de montrer que j’étais un bon pêcheur (quel intérêt ???). Du no-kill, je suis passé à un prélèvement raisonné, pas par philosophie, simplement car ma femme et mes gosses adorent le « vrai » poissons.
Oui, faire des propositions est une chose, voire une bonne chose. Mais je poserai trois conditions par rapport aux sujets de ce poste.

1) La protection de milieu aquatique ne doit pas passer par un aménagement des cours d’eau mais bien par une restauration de ceux-ci. La pêche synthétique n’a, de mon point de vue, aucun sens. La qualité des eaux est le premier enjeu de cette protection.
2) La formation, l’information, la communication sont des axes qu’il convient de développer au maximum. Pas pour développer notre activité mais bien pour informer des conséquences de celle-ci sur le milieu mais aussi dans une logique de former des « gardiens » de ce milieu. Par exemple, je serais pour un permis obligatoire pour pêcher en mer ; 3 euros histoire de fournir un mémento précisant les modes de pêche prohibés, la taille des poissons etc…je serais aussi pour une formation obligatoire lors de l’achat de son permis de pêche en eau douce (je relance mon appel !!!)
3) Il faut sortir du débat sémantique et idéologique…et…s’investir. Avoir la carte d’une APPMA veut dire que nous sommes membres d’une association, il ne tient qu’a chacun de participer aux AG. Voilà, nous sommes une flopée de grandes gueules plus préoccupées par le lieu et la date de notre prochaine sortie pêche et par le nombre de poissons prélevés par notre voisin que par le réel devenir de nos cours d’eau et ce, quoi qu’on écrive….demain je m’investis dans une asso…pas vous ???

A VOS REMARQUES MESSIEURS !!!

et pour doguo...une truite qui engamme, il faut couper le fil... sans la toucher :mm: pas sur qu'elle survive, mais ça donne bonne conscience
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chipoman64
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MessagePosté le: Mar 28 Juil - 17:21:59 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

Etant chasseur , le tir du canard a la lunette infrarouge est une vrai tradition chez moi... depuis des generations nous tirons effectivement les canards et autres galinacée a la lunette infrarouge de nuit et part moment au char leclerc derniere generation les jours de pluie ... l'avantage de celui ci est que votre canard est deja plumer et cuit apres impact , ce qui evite la corvée de plumage et l'economie d'energie puisque la cuisson est deja faites.. On chasse ecolo... Ma grand mere deja  chassé le canard de ferme a la lunette infrarouge, car le repas du dimanche midi qui été une institution , devais toujours comporter un canard au menu et comme celle ci avait des hanches en plastiques et ne pouvais courir apres le coin coin , elle decida du coup de changer de tactique et de buter notre volaille , de nuit a la lunette infrarouge , depuis la tradition est rester et toutes les nuits precedents le repas du dimanche midi , nous prelevons a la lunette un canard.. Il ne souffre pas , juste un petit coinnnnn coinnnnnnnnn vite fais , mais je suis sur qu'il n'a pas souffert.. Alors je dis , oui !! que la chasse au canard a la lunette infrarouge reste une tradition et je continue a dire que oui,  meme chasseur je suis un protecteur de la faune et de la flore .... !!!!!!!!!!
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sigola


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MessagePosté le: Mar 28 Juil - 19:28:47 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

le -tre xabi ????   -yuh
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chipoman64
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MessagePosté le: Mar 28 Juil - 19:38:54 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

Non, non !! pas de coup de  -tre pour le xabi !!! juste un des points de desaccord sur les chasseurs ,  le permis mer, les poissons sanguinolents etc... 
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fredo64


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MessagePosté le: Mar 28 Juil - 23:22:48 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

xabi64 a écrit:
Non, non !! pas de coup de  -tre pour le xabi !!! juste un des points de desaccord sur les chasseurs ,  le permis mer, les poissons sanguinolents etc... 

le permis mer = explique
les poissons sanguinolents = j'ai des preuves

etc... = c'est-à-dire ??


C'est de l'humour xabi mes propos sur les chasseurs, même s'ils ont reussi un sacré tour de force en communication et que leur mode de gestion reste souvent à éviter de mon point de vue (parcours privés, bestiaux lachés sous les fusils, aménagement d'espace plus que préservation...) mais ce n'est pas le propos. Le sujet, je le rappelle, est d'instaurer un débat autour des questions du postes de sigola. Arguments, contre-arguments, voilà ce qui peut faire avancer le débat. Malheureusement, hormis doguo, ce poste reste assez vide d'argument...trop sensible peut-être (humour). Bref, sigola, tu en penses quoi, et les autres, c'est quoi votre avis ?


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Daniel


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MessagePosté le: Mer 29 Juil - 08:58:54 (2009)    Sujet du message: votre avis ? Répondre en citant

Moi aussi je pêche depuis l'age de 16 ans et cela fait maintenant 40 ans .
Je suis contre le permis de pêche en mer !
On paye assez de taxes et d'impôts comme cela .
Je ne pratique pas non plus le ( No Kill ) mais une pêche raisonnable ( en ce moment c'est facile )
Quand je vois il y à très peu de temps des pêcheurs avec 17 Sars ???????
Respect également des lieux de pêche ,il suffit de regarder la digue ( détritus en tout genre laissé par les pêcheurs )
Qu'on fasse également respecter la règlementation à certain pros .( pose des filets et taille des poissons )
Quand je vois des daurades ou des Sars pas plus gros que ma main sur l'étal de certain poissonnier .
Quand aux poissons sanguinolents , faut pas pousser quand même !
( un poisson se saigne à la pêche )
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:56:14 (2016)    Sujet du message: votre avis ?

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